Michel Feulion et Anthoine Fillion
Ancêtre des Filion, Fillion, Philion et Phillion d'Amérique

Source: Le Centre de généalogie francophone d'Amérique http://www.genealogie.org/
Par Mario Filion et Normand Fillion

Il y a deux ancêtres F(Ph)il(l)ion au Québec. Le premier, Michel Feulion né vers 1630 à Saint-Pierre-le-Vieux au diocèse de Maillezais, dans l'ancienne province du Poitou, dans l'actuel département de la Vendée. Nous connaissons les noms de ses père et mère, René et Mathurine Micou, et celui d'une soeur, Françoise, née en 1640. 
Le nom de cet ancêtre était Fillon et non Filion, un nom qui, dans la patois poitevin que parlait Michel, se prononce quelque chose comme "Feuillon" ou "Feuillant", une graphie que l'on retrouve dans les documents anciens qui le concernent. Michel Feulion est venu au Canada en qualité de "volontaire" : il a quitté la France de son plein gré sans même s'engager. Michel est un homme de métier : c'est un menuisier-charpentier qui peut donc être assuré d'un travail stable dans ce pays tout neuf òu tout est à construire. 
Probablement embarqué au port de La Rochelle, Michel Feulion semble arriver ici au début des années 1660. Il est signalé dans la région des Trois-Rivières en juin 1663 et il est confirmé au Cap-de-la-Madeleine le premier mai 1664. 
Il épouse le 19 octobre 1668, une jeune fille nommée Louise Le Bercier originaire de la paroisse d'Auvergnat (aujourd'hui : Avrillé), une orpheline, une fille du roi venue en Canada en compagnie de ses oncle et tante, Louis Bercier et Anne Cochet. Le couple aura cinq enfants Magdeleine, Michel, Anthoine, Marie-Louise et Barbe. Michel décède peut après la naissance de son dernier enfant en 1698. 
 

Le second ancêtre est Anthoine Fillion originaire de la ville de Paris comme ses parents et grands-parents d'ailleurs. Son grand-père Edmond Fillon (et non Fillion) et son père André, y exerçaient le métier de maître corroyeur baudroyeur, artisan spécialisé dans l'apprêtage du cuir. Anthoine est né vers 1637 exerça à Paris le métier de maìtre chaudronnier. Il se maria une première fois, vers 1656, à une fille dont nous ignorons le nom. Le couple aura au moins un fils, qui se prénommera Pierre. Probablement suite au décès de sa première épouse, il se maria à nouveau vers 1664 avec une dénommée Anne d'Anneville, originaire de la paroisse St-Eustache à Paris. 
Anthoine, sa femme Anne d'Anneville, accompagnée de sa soeur Gabrielle et de sa mère Marguerite LeRoy, filles du roi, embarquèrent à La Rochelle le 27 avril 1665 à bord du Cat de Hollande, un navire marchand de 250 tonneaux.. Ils arrivent à Québec le 18 juin 1665. Anthoine auront deux enfants en Nouvelle-France, Jean-Baptiste, baptisé le 17 juillet 1666 et qui ne survivra pas trois mois, et Jean, né le 31 octobre 1667, qui sera à l'origine de la nombreuse descendance d'Anthoine en Amérique. La présence d'Anthoine nous est signalée une dernière fois en août 1668 et la confirmation de sa mort nous est rélévée en 1669. Anne d'Anneville se remariera en novembre 1669 avec Jean Charron dit La Ferrière, un ancien soldat de la compagnie de La Fouille et qui exercera par la suite le métier de taillandier. 
Anthoine avait au moins un frère prénommé Michel Fillion, né vers 1632, sera le premier de la famille à venir s'installer en Nouvelle-France (Beauport). Il y connaîtra une belle carrière, huissier en 1658, procureur fiscal en à Beauport en 1658, greffier de la Sénéchaussé de Québec en1662, notaire royal à partir du 23 septembre 1662, greffier au Conseil souverain de la Nouvelle-France le 24 septembre 1664. Michel épousa le 26 septembre 1661 Marguerite Aubert, veuve de Martin Grouvel. Il demeura sans descendance et mourut le 6 juin 1689 à Beauport.