GABRIEL GOSSELIN



L' ancêtre des Gosselin de l'Amérique du Nord est un nommé Gabriel, fils de Nicolas Gosselin et de Marguerite Dubréal. À 5 kilomètres au sud-est de Thury-Hartcourt, en Basse-Normandie, une commune du département du Calvados, arrondissement de Falaise, Combray se présente comme la petite patrie de l'ancêtre Gabriel Gosselin, c'est là qu'il naît en 1621. Sa maison natale existe toujours ainsi que la vieille église St-Martin, bien désaffectée, où il reçoit le baptême. Aujourd'hui, la population de l'endroit n'atteint pas 200 personnes; elle ne possède pas un Gosselin, pas un descendant de Jean son frère, né en 1616, décédé en 1690. 
Âgé de plus de 30 ans, Gabriel traverse l'Atlantique vers 1652. Le 31 novembre de la même année, Jacques Gourdeau de Beaulieu lui concède une terre de 4 arpents de front, au bout de l'île d'Orléans, aujourd'hui Ste-Pétronille.
Gabriel signe un contrat de mariage le 22 juin 1653, avec Françoise Lelièvre, native de Nancy, en Lorraine, fille de Christophe Lelièvre et de Georgette Clément. Ils reçoivent la bénédiction nuptiale le 18 août 1653, à l'église Notre-Dame, de Québec.
La première période de vie Québecoise de Gabriel Gosselin s'étend de 1652 à 1677, un quart de siècle, pendant lequel il se débat vivement et gaiement, comme propriétaire foncier le plus considérable de l'île et père d'une famille nombreuse. Hélas! en 1676, Françoise Lelièvre décède.
Gosselin veut dire petit gars. Gabriel ne portait pas son nom; il était un homme fort et actif. Il se marie en secondes noces avec Louise Guillot le 28 septembre 1677, à Ste-Famille, Î.O. Deux autres enfants Gosselin viennent s'ajouter aux neuf premiers. L'on sait que notre homme cumule jusqu'à sept fermes en même temps.
Jusqu'en 1689, Gabriel Gosselin met de l'ordre dans ses affaires. Il vend, achète, loue et même partage avec ses enfants. L'an 1684 annonce l'apogée du crescendo, car, devenu comme paralytique du col et du bras, il ne peut qu'avec peine lever la tête et se tourner. Mais le temps n'a pu creuser des rides au visage de l'ancêtre Gosselin, honnête, judicieux, pacifique, entreprenant et chrétien de bonne souche. Les dernières années de l'ancêtre, 1689-1697, sont celles d'un vieillard que menace encore la paralysie.
Gabriel et Françoise ont eu ensemble neuf enfants dont, deux fils nous lient à lancêtre. Malheureusement l'acte de baptême est perdu de laîné, Ignace Gosselin, né en 1655. Ignace, épouse le 23 novembre 1683, à Saint-Pierre, île d'Orléans, Marie-Anne Raté, fille de Jacques Raté et dAnne Martin. Ensemble, ils ont treize enfants, à St-Laurent, dans lîle dOrléans, deux nous concernent dans cette généalogie. Le premier, l'aîné, Joseph Gosselin, né le 29 mars 1685, épouse le 2 novembre 1710, Françoise Godbout, fille de Nicolas Godbout et d'Angélique Lemelin. La deuxième, et dixième enfant, Madeleine Gosselin, née le 22 mai 1700, devient lépouse de Jean Leclerc, fils de l'ancêtre Pierre Leclerc et d'Élisabeth Rondeau, le 11 novembre 1720.
À la quatrième génération, Pierre Gosselin, fils de Joseph Gosselin et de Françoise Godbout, épouse en 1710, Marie-Anne Fortier. À la génération suivante, Joseph Gosselin épouse en 1782, Marie-Ursule Plouf. La sixième génération, leur fils Antoine Gosselin se marie en 1818, avec Marie-Louise Guinon. À la septième génération, Antoine A. Gosselin se marie en 1848, avec Marguerite Moquin. Leur fils de la huitième génération, Jean-Baptiste Gosselin épouse Rose-Anna Clouette. Enfin, ma grand-mère, Blanche-Irène Gosselin, à la neuvième génération, devient la mère de mon père avec le mariage le 7 novembre 1925, de mon grand-père paternel, Léonda Rochon.
Puis, un deuxième fils, des neuf enfants des aïeux, Gabriel et Françoise ; Michel Gosselin, né le 12 juin 1659, épouse le 12 novembre 1684, Marie-Michelle Miville, fille de l'ancêtre François Miville, dit LeSuisse et de Marie Langlois. Michel et Marie-Michelle ont quant à eux, 14 enfants, dont la sixième est celle qui nous concerne. Née le 15 février 1692, Marie-Madeleine Gosselin épouse en 1715, l'ancêtre Jean Fradet, né en 1668, à Bordeaux.
Un démarrage Gosselin si fulgurant au début de la colonie, qui entraîne l'existence aujourd'hui de milliers de descendants engagés dans toutes les sphères de la société, qui se sont répandus partout en Amérique.