PIERRE GRENON 

Source :  http://www.multimania.com/ancetre/GrenonP.htm

L'ancêtre Pierre Grenon est originaire de la Saint-Onge, aujourd'hui la Charente-Maritime. Il est né vers 1646, à Marsais, maintenant commune de l'arrondissement de Rochefort, fils de Pierre Grenon et de Marie Soseaux.
Le 13 juin 1673, Pierre Grenon accepte un contrat d'achat chez le notaire Duquet, d'une ferme appartenant à Simon Duverger, habitant de l'île d'Orléans. Cette ferme de trois arpents de front, située du côté nord de l'île à la limite de la paroisse St-Pierre.
Le 13 octobre 1675, Pierre Grenon, qui se dit meunier, accepte pendant cinq ans, de veiller à l'entretien des bâtiments, en particulier du moulin, du jeune seigneur Jean-François Bourdon.
Pierre Grenon épouse le 6 février 1676, Marie Lavoie, née vers 1657, à Saint-Étienne d'Aytré, arrondissement de La Rochelle, fille de l'ancêtre Pierre Lavoie (DeLaVoye). Pierre Lavoie, veuf de Jacquette Grinon, installé depuis l'été 1666 dans la région de Québec, travaille comme fermier chez François Pelletier, dit Anteya.
En l'espace de dix-neuf ans, Marie Lavoie, met au monde douze enfants, après son mariage, avec lancêtre Pierre Grenon.
Le cadet Joseph Grenon, né et baptisé à la Saint-Joseph 1699, transmet le nom Grenon à huit enfants, par son mariage avec Marie-Françoise Tinon, dit Desroches, en 1721. 
Leur fils Jean-Baptiste Grenon continue le lien de descendance jusqu'à la mère de mes enfants. Jean-Baptiste épouse à Baie-St-Paul, le 10 janvier 1748, Dorothée Fortin. 
À l'été de 1759, les Anglais envahissent le pays. Au mois d'août, ils se trouvent à Baie-St-Paul et font de grands ravages. Un nommé Tremblay, des Éboulements, et Jean-Baptiste Grenon sont fait prisonniers. Les soldats commencent par maltraiter Tremblay qui, installé sur une planchette du haut du mât, glisse à l'eau au milieu des rires sarcastiques des soldats. Jean-Baptiste Grenon, ligoté, ne riait pas. Voyant que les farceurs vont recommencer, la rage s'empare de lui. Il brise ses liens et, en un clin d'il, neutralise cinq ou six soldats. 
Le capitaine, ébahi, invite Grenon à venir dans sa cabine pour discuter biceps et force. Devant la menace des pistolets, Grenon se calme. Lorsqu'il retrouve sa liberté, son nom passe à la légende. D'où le dicton populaire : "fort comme un Grenon".
Au recensement de 1681, les recenseurs rapportent que les Grenon vivent à la Pointe-aux-Écureuils, où ils possèdent 1 fusil, 2 vaches et 6 arpents en culture.
L'ancêtre quitte les siens au printemps de 1712, il est inhumé à Neuville, le 10 avril, un dimanche.
L'aïeule des Grenon, Marie Lavoie lui survit plusieurs années, à l'âge de 70 ans, son corps est déposé dans la terre le lundi 7 avril 1727.