Version 1
Nicolas Audet dit Lapointe
Ancêtre des Lapointe d'Amérique
Source: Jean-Marc Lapointe

Un bien curieux patronyme que celui de LAPOINTE. 
Il semble que le véritable patronyme de l'ancêtre soit bien AUDET et que le nom LAPOINTE ne soit qu'un surnom qui chez plusieurs descendants finit par prédominer et même par supplanter totalement le véritable patronyme AUDET. (Guy St Hilaire, Les Lapointe des Bergeronnes, Edition Guy St Hilaire 1986 page 12) 
Né en la paroisse de St Pierre de Maulais évêché de Poitiers le 12 juillet 1637, il était le fils de Innocent Audet et de Vincente Reine (Roy). Il arriva en Nouvelle-France en septembre 1663 et travaille sur le domaine seigneurial de Mgr De Laval évêque de Québec. Ce domaine se trouvait alors à St-Joachim près de Cap Tourmente. En octobre 1668 on le retrouve portier au palais épiscopal à Québec, même si en 1667 il avait reçu de Mgr De Laval une concession lui permettant de s'établir sur l'Ile D'Orléans. Cette concession mesurait trois arpents de front sur le fleuve St Laurent par la profondeur pouvant se trouver entre ce fleuve et la ligne médiane traversant l'Ile DE POINTE EN POINTE. (Greffe Vachon 22 juin 1677) Cette concession correspond aujourd'hui aux lots 192 et 193 du Cadastre de la paroisse de St-Jean de l'Ile d'Orléans (étude effectuée par Léon Roy auteur de Les terres de l'Ile d'Orléans 1650-1725, édit. 1978 chez Bergeron et Fils, Montréal). 
Il avait épousé Madeleine Després native de la paroisse St-Sauveur en la ville de Paris le 15 septembre 1670 (Contrat Becquet, 30 avril ). Alors âgée de quatorze ans elle était sous la gouverne de mesdames Anne Gasnier et Elisabeth Estienne responsables de celles qu'on a appelées «Les filles du Roi». Elle était effectivement une fille du Roi. En dot elle apportait à la communauté maritale des biens pour une valeur de deux cents Livres ainsi qu'un «Don Royal de 50 Livres», accordé par le Roi. 
Douze enfants naquirent de ce mariage selon Cyprien Tanguay dans son dictionnaire ''Généalogie des familles canadiennes'', onze selon Guy St Hilaire dans Les Lapointe des Bergeronnes edit. 1986 et dix selon Françis-J Audet edit. 1964 tome 1. 
Devenu un bâtisseur important de la nouvelle mission de St Jean de Ile d'Orléans, son nom apparaît fréquemment dans les registres paroissiaux entre 1682 et 1694. Il est souvent choisi comme parrain ou témoin lors de mariages ou de sépultures. Cela était à cette époque considéré comme une marque d'une certaine notoriété publique. 
Après une vie d'incessant labeur il décède le 9 décembre 1700 et est inhumé le lendemain dans le cimetière paroissial. Il a 63 ans. 
Bien que dressé le 27 septembre 1706 par le notaire E.Jacob, l'inventaire des biens de l'ancêtre NICOLAS démontre que son opiniatreté à s'établir en sol canadien avait porté des fruits. Il léguait des biens meubles évalués à 323 Livres et 19 sols, sa terre de trois arpents ''de front'' située entre Pierre Asselin et Charles Genès sur laquelle il y avait 75 arpents en valeur, tant en prairie qu'en labour, une maison quasi neuve de vingt-quatre pieds de longueur sur dix-huit pieds de large, deux chambres de ''plain-pied'', deux cheminées, cave et grenier et une grange au bout de laquelle il y avait une étable, les deux de soixante pieds de longueur sur vingt de large. De plus il laissait en legs de partage la rondelette somme de 2100 livres. (Greffe E.Jacob 27 septembre 1706) ANQ.Q 
Madeleine, la fille du Roi lui survécu douze années. ''Après trois jours de maladie'', elle décède le 18 décembre 1712. Elle a alors 56 ans. 
Les descendants portant le patronyme LAPOINTE peuvent être fiers de l'Ancêtre Nicolas Audet qui a apporté en terre canadienne la vaillance terrienne Poitevine ainsi que la parcimonie légendaire des Charentais. 
Nous retrouvons les descendants de NICOLAS AUDET portant le patronyme LAPOINTE dans toutes les provinces canadiennes ainsi que dans les Etats du nord-américain. Les multiples aventures vécues par plusieurs d'entre eux méritent d'être connues par l'histoire. 

Variantes connues. 
Parmi les variantes connues pour l'emploi de AUDET, ODET, ODED, OUDET, OUDAIT, HOUDET, HOUDAIT, ODETTE, L'Oiseau en 1751 et Douzat dans ''Les noms de famille page 12'' parlent de Odin de qui dériverait le nom AUDET. 
ODIN dieu de la mythologie scandinave. Il est représenté sous les traits d'un homme enveloppé d'un ample manteau et coiffé d'un chapeau à large bord. Deux corbeaux le suivent sans relâche ; le premier ( la pensée) et le deuxième (la mémoire ) le tiennent au courant des événements terrestres. Il devint le plus grand et le plus sage des dieux. 
 
 
 

Version 2

JEAN CLÉMENT dit Lapointe 

Source : http://www.smartnet.ca/users/roberochon/clements.htm

Des quatre pionniers Clément qui ont transplanté le patronyme en Nouvelle-France. Le premier pionnier est Jean Clément, dit Lapointe, est baptisé le 15 juillet 1629, à l'église Notre-Dame, de Nancy, en Lorraine, département de Meurthe-et-Moselle, en France, fils de Jean Clément et dAnne Martin.
Le 28 septembre 1659, à Québec, Jean Clément, dit Lapointe, joint sa destinée à celle de Madeleine Surget, née vers 1636, fille de François et de Marguerite Gravel, de Soubise, arrondissement Rochefort, dans lévêché Saintes, dans Saintonge, en France.
Cinq enfants naissent de cette union, tous à Château-Richer. Ce ne sont seulement que les trois filles qui fondent des foyer, dont laînée, est celle qui nous concerne, dans cette description généalogique. Marie Clément, née le 29 mai et est baptisée le 1er juin 1662. Le 10 avril 1679, elle épouse François Vézina, né en 1657, qui a un frère plus vieux, né en 1642 qui se prénomme aussi François Vézina, fils de Jacques Vézina et Marie Boisdon, marié avec Jeanne Marié. Ils ont aussi une soeur, Anne Vézina, mariée avec l'ancêtre René Brisson.
Au recensement de 1666, on trouve le couple fixé sur la Côte de Beaupré où, il met cinq arpents en valeur. Jean Clément, dit Lapointe, se donne 40 ans, et Madeleine Surget, 30 ans. Au recensement de 67, Jean a encore 40 ans, mais Madeleine rajeunit à 25 ans. Finalement pour celui de 1681, Jean Clément, dit Lapointe, a 58 ans et son épouse 40 ans.
L'ancêtre Jean Clément, dit Lapointe, décède entre le 24 septembre 1686 et le 22 septembre 1693, à LaPrairie de la Magdeleine, car sa veuve Madeleine Surget se remarie avec Jacques Maret, en 1693.