MARTIN PRÉVOST

Source : http://www.multimania.com/ancetre/PrevostM.htm

Alors qu’Olivier LeTardif est le commis général des Cent-Associés à Québec et que Louise Couillard est encore vivante, il adopte Marie-Olivier Manitouabe8ich qui est la première Amérindienne à épouser un Européen, Martin Prévost, en 1644. Soulignons tout de suite que la présence du chiffre " 8 " dans ce nom, n’est pas une faute de frappe, car les imprimeurs de l’époque y avait recours, plutôt que la lettre " w ". 
Martin Prévost est né à la paroisse St-Pierre de Montreuil-sous-Bois-de-Vincennes, en banlieue parisienne, du département actuel de Seine St-Denis, le 4 janvier 1611. Fils de Pierre Prévost et de Charlotte Vien, il est le frère de Nicolas Prévost marié avec Claude Masson, parents de Jeanne Prévost, née en 1632, mariée à l’ancêtre Gaston Guay. 
Samuel de Champlain disait à des indigènes " Nos garçons se marieront à vos filles et nous ne serons plus qu'un peuple. " 
En 1632, le traité de Saint-Germain-en-Laye restitue Québec à la France. Champlain, qui a fondé le poste en 1608, y revient le 23 mai 1633. Dès le lendemain, il reprend contact avec les indigènes, qu'il côtoient depuis plus d'un quart de siècle.
Ouvrons ici une parenthèse, pour souligner que, si trop de profiteurs ont abusé de la naïveté des autochtones en pratiquant la traite des fourrures, notamment sous le régime des compagnies, on ne saurait prétendre que la métropole avait érigé en politique coloniale leur exploitation: elle favorisait plutôt leur intégration aux nouveaux occupants en les sédentarisant, en les initiant à l'agriculture et en tentant de favoriser les mariages entre Visages Pâles et Peaux Rouges.
Mais le rêve généreux du Père de la Nouvelle-France n'eut pas de suite importante. Le 3 novembre 1644, Martin Prévost épousait Marie Manitouabewich, à Québec, la première union d'un Français et d'une Amérindienne. 
Il n'y eut que fort peu de mariages semblables au cours des décennies suivantes. Sur plus de deux millions d'actes figurant dans les registres de l'état civil, le généalogiste Cyprien Tanguay en a relevé un peu moins d'une centaine.
Martin Prévost est en Nouvelle-France depuis au moins 1639, car on voit sa signature sur un contrat de mariage. Il est venu ici comme commis de la Compagnie des Cents Associés.
Martin achète une terre, située dans la seigneurie de Beauport, un peu à l’ouest de la chute Montmorency, là où se dresse de nos jours, l’église de Courville. Marie Manitouabewich décède en 1665 et Martin Prévost, le 29 janvier 1691, inhumé à Beauport. Des huit enfants du couple, leur fils Louis Prévost, né vers 1651, épouse Françoise Gagnon, en 1672 et c’est de la mère huronne de celui-ci, que du sang indien coule dans nos veines, dans cette généalogie. À la troisième génération, leur fille, Marie-Anne Prévost, née vers 1649, devient l'épouse de Jean David, dit Pontife, né en 1665, fils de l'ancêtre Jacques David, dit Pontife et de Marie Grandry.