Notice provisoire préparée par Martial Morin:
Cette photo est réellement historique dans l'histoire de l'éducation des garçons dans  tout le diocèse de Chicoutimi. Il s'agit de l'arrivée en 1897 des premiers Frères Maristes, et des premier frères éducateurs enseignants du diocèse de Chicoutimi,  venus fonder leur premier collège,   le Collège Notre-Dame.  Le premier directeur est un français, le Frère Célestius.  (Le deuxième en commençant par la gauche).

Photo historique parce que  nous voyons non seulement  les premiers frères enseignants , mais aussi le premier Frère Mariste canadien formé ici , au Québec, par les frères venus de France en 1884, le frère Marie-Théophane (Pierre Gagnon), natif de l'Île Verte.  (Le premier frère à gauche).   Il va décéder en 1924.
Le frère Marie-Stratonique  complètera  ce triumvirat.  Il est situé au milieu.

cf: «Les Frères Maristes s'engagèrent à fournir le 27 juillet 1897, 3 religieux pour l'enseignement et un quatrième pour le soin du temporel.» 
cf: Histoire de Roberval par Russel Vien.

Les directeurs à partir de 1897, seront 
1897: Frère Célestius, 
1901: Frère Alfrid, 
1908: Frère Victor-Léon, 
1914: Frère Marie-Éparque, 
(Voir plus bas pour la suite des autres directeurs).

Voici, extrait de " L'Oeuvre Mariste canadienne, tome III "  écrite par le frère Émile Giroux 1977,  ce qui est dit de la fondation de Roberval:

cf: « Petite ville aristocratique à 200 milles au nord de Québec, Roberval, chef-lieu du comté, se glorifie d'être le centre intellectuel, commercial et judiciaire de la région. 

Assise au bord des eaux du lac Saint-Jean, comme une reine, elle paraît se prélasser avec grâce sur son divan de verdure, et déplorer complaisamment, aux yeux des voyageurs, ses grandes rues asphaltées, bordées de maisons jolies où habitent l'aisance et le bonheur.

Le collège Notre-Dame, sous la tutelle mariste depuis 1897, est dirigé de 1908 à  à 1914 par le F. Victor-Léon, aussi éminent directeur que religieux édifiant. En 1913, les Frères se chargent de l'observatoire météorologique de la région. F. Marie-Éparque, directeur de 1914 à 1917, y organise les grandioses fêtes du Centenaire de l'Institut mariste.

L'heure de l'épreuve pour cette institution sonne en 1915: un terrible incendie détruit presque complètement le collège en février. Ce n'est que six semaines plus tard que les élèves peuvent se réunir à l'Hôtel Commercial transformé pour y continuer leurs études interrompues de si tragique façon.
Le nouvel édifice construit en 1916, de brique avec armature métallique, est situé au centre de la ville et tout au bord du lac: au dernier étage, se trouve une coquette chapelle pouvant accommoder 300 personnes.  La maison est pourvue, en avant, d'un beau parterre qui la sépare de la rue et, en arrière, d'un préau couvert qui donne sur une cour bien nivelée, de surveillance facile.  L'édifice comprend neuf classes et abrite 310 élèves.

De 1917 à 1923, l'école est dirigée par le Frère Charles-Félix, aussi éminent Supérieur qu'érudit professeur de mathématiques.   Lui succèdent de 1923 à 1926, le Frère Gervasi, de 1926 à 1929 F. Marie Florian, de 1929 à 1930 F. Henri-Colomb, de 1930 à 1933, F. Eugène-Henri, de 1933 à 1936 F. Louis-Cléophas, et de 1936 à 1939 F. François-Laurent.

Sous le directorat du F. Eugène Henri a lieu la fondation de l'Avant-Garde de l'A.C.J.C. et du Corps de Cadets, au bel uniforme; en 1933 les jeunes musiciens méritent la coupe Strathcona. En 1934, on crée une fanfare scolaire et paroissiale. En 1935 marque les grandioses fêtes du Cinquantenaire et le premier conventum des Anciens du Collège. C'est ensuite la création d'une section de la Croisade Eucharistique pour les élèves moyens.

Malgré le zèle déployé, il faut avouer cependant que le recrutement des vocations ne donne pas de résultats bien satisfaisants pendant les quinze premières années; néanmoins, comme on peut le constater, vers 1935, il y a au crédit de l'école, 22 prêtres ou religieux ( dont le célèbre dominicain Georges-Henri Lévesque) et 7 Frères Maristes.

Malheureusement, vers 1936, un mouvement lancé par un groupe de contribuables demande l'établissement d'un pensionnat avec enseignement classique.  Mgr Lamarche cède à cette demande, mais à condition de n'avoir point à fournir de prêtres, ni pour l'enseignement ni pour l'aumônerie.  Les Pères de Sainte-Croix acceptent d'abord de remplacer les Maristes en 1938, puis y renoncent.   Les Maristes reprendront la classe cette année-là, mais en 1939, les Clercs de Saint-Viateur se chargent définitivement de la direction de l'école.   C'est à regret que les Maristes et une bonne partie de la population disent adieu au Collège Notre-Dame et à la pittoresque cité de Roberval.

Signalons parmi les anciens professeurs les FF. Marie-Stratonique, Marie-Théophane, Louis-Cléophas, Alphée, Charles-Félix, Ernest-Étienne, Marie-Éloi, Joseph-Gervais, Jordanus, Léon-Michel, Thuribe, Émile-Vincent, Adrien-Joseph, Antonio-Joseph, Callixtus, Engelmer, Marie-Césidius, Adolphe-Justin, Philémon-Antoine, Charles-Alphonse, Léon-Auguste, Alphonse-Joseph, Joannès-Césidius, Louis-Émeric, Jean-Sylvio, Camélien, Adrien-Joseph, Rolland, Alphonse-Vincent etc...»

 

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